Le budget santé des assurés pourrait supporter davantage de petites retenues à partir du 1er octobre 2026. Service Public annonce ce 16 septembre le relèvement de deux plafonds annuels : celui des franchises médicales et celui des participations forfaitaires. Chacun passe de 50 à 70 euros. Pour une personne non exonérée qui atteint les deux limites, le total peut donc monter à 140 euros par an, contre 100 euros auparavant. Ce n’est ni une facture automatique ni le plafond de toutes vos dépenses de santé.
La distinction essentielle est simple : le montant prélevé pour une boîte de médicaments ou une consultation ne change pas dans cette annonce. C’est la limite annuelle des retenues qui augmente. Les personnes ayant des soins réguliers doivent donc regarder leur cumul, sans remettre en cause un traitement prescrit.
Deux plafonds distincts relevés à 70 euros
Selon l’information publiée par Service Public, le décret du 11 septembre 2026, paru au Journal officiel le lendemain, relève les plafonds à compter du 1er octobre. La franchise médicale concerne notamment les médicaments remboursés, les actes paramédicaux et les transports sanitaires concernés. La participation forfaitaire porte sur certaines consultations, actes médicaux, examens radiologiques et analyses de biologie.
| Dispositif | Montant unitaire | Plafond annuel avant octobre | Plafond annoncé dès octobre |
|---|---|---|---|
| Franchises médicales | 1 € par boîte ou acte paramédical ; 4 € par transport concerné | 50 € | 70 € |
| Participations forfaitaires | 2 € par consultation ou acte concerné | 50 € | 70 € |
Les limites journalières restent un repère distinct : 4 euros pour les actes paramédicaux et 8 euros pour les transports sanitaires au titre des franchises. Pour les participations forfaitaires, la limite indiquée est de 8 euros par jour pour un même professionnel de santé. Un plafond annuel plus élevé ne supprime donc pas ces protections quotidiennes.
Qui risque de payer davantage pour ses soins ?
La hausse concerne surtout les assurés non exonérés qui atteignent les anciennes limites. Une personne qui utilise peu de soins concernés ne paiera pas spontanément 70 euros dans chaque catégorie. Les retenues dépendent des prestations réalisées et des règles applicables. À l’inverse, un suivi fréquent peut conduire à atteindre plus vite ces plafonds.
Attention au vocabulaire : les 140 euros ne constituent pas un plafond global du reste à charge médical. Le ticket modérateur, d’éventuels dépassements d’honoraires ou des dépenses non remboursables répondent à d’autres règles. Confondre ces sommes peut conduire à sous-estimer son budget, même avec une complémentaire santé.
Les exonérations restent déterminantes
Service Public rappelle notamment l’exonération des moins de 18 ans, des bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire et des femmes enceintes du premier jour du sixième mois de grossesse au douzième jour après l’accouchement. Des situations spécifiques existent également, notamment pour les victimes de terrorisme et les soins en lien avec l’événement. Vérifiez votre situation auprès de votre caisse plutôt que de déduire une exonération du seul niveau de remboursement affiché.
Une mutuelle peut-elle rembourser ces franchises ?
Renforcer sa complémentaire ne fait pas automatiquement disparaître ces retenues. La fiche pratique de Service Public précise que la participation forfaitaire n’est pas remboursée dans le cadre d’un contrat responsable. Les franchises médicales restent elles aussi, dans la quasi-totalité des cas, hors remboursement de ces contrats. Une garantie annoncée à 100 % ne signifie donc pas « aucune dépense personnelle ».
Pour choisir une couverture, mieux vaut comparer ce qu’elle peut réellement prendre en charge : consultations, hospitalisation, optique ou dentaire, selon vos besoins. Augmenter sa cotisation uniquement pour tenter d’effacer les franchises serait une mauvaise lecture du contrat. Demandez une réponse écrite sur les garanties plutôt qu’une promesse générale de remboursement intégral.
Exemple concret : une hausse possible, pas systématique
Prenons un exemple théorique sur une année soumise aux nouveaux plafonds : un adulte non exonéré cumule assez de prestations pour atteindre les deux limites. Ses retenues peuvent totaliser 70 euros de franchises et 70 euros de participations, soit 140 euros. Le maximum cumulé précédent était de 100 euros : l’écart atteint alors 40 euros. S’il n’atteint qu’un plafond ou aucun des deux, la hausse effective est différente.
Pour la transition d’octobre 2026, ne reconstituez pas vous-même un nouveau compteur indépendant : consultez les décomptes et demandez à votre caisse comment sont pris en compte les montants déjà retenus cette année. Une date de remboursement et une date de soin peuvent différer ; une retenue doit être comprise avant d’être contestée.
Les vérifications utiles avant octobre
- Identifiez séparément franchises et participations sur vos relevés.
- Vérifiez les bénéficiaires et les éventuelles exonérations de votre foyer.
- Conservez les décomptes pour demander l’explication d’une retenue inhabituelle.
- Ne modifiez pas un traitement pour des raisons budgétaires sans en parler à un professionnel de santé.
À retenir
Deux plafonds annuels passent de 50 à 70 euros à partir du 1er octobre 2026, selon Service Public. Les montants unitaires annoncés restent inchangés. Le cumul maximal peut atteindre 140 euros pour une personne non exonérée, sans couvrir tous les autres restes à charge. Une revalorisation annuelle selon l’inflation est également annoncée à partir de 2028.
Questions fréquentes
Les 140 euros seront-ils prélevés automatiquement ?
Non. Il s’agit du cumul possible de deux plafonds distincts. Les retenues dépendent des soins concernés et des exonérations applicables.
Le prix de chaque franchise augmente-t-il en octobre ?
L’annonce porte sur les plafonds annuels, pas sur les montants unitaires : 1 euro par boîte ou acte paramédical concerné, 4 euros par transport concerné et 2 euros pour une participation forfaitaire.
Qui contacter en cas de retenue incomprise ?
Votre caisse d’assurance maladie peut expliquer le décompte, les soins concernés, le cumul annuel et une éventuelle exonération. Conservez les relevés utiles à votre demande.
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Sources consultées
- Service Public : relèvement des plafonds annuels, publié le 16 septembre 2026.
- Service Public : ticket modérateur, forfait et franchises, pour les mécanismes et exclusions de remboursement. Les anciens plafonds de cette fiche doivent être lus avec l’annonce du 16 septembre.