Assurance-vie : 41,3 Md€ de collecte nette à fin juillet

L’assurance-vie confirme son rebond en 2026. Selon France Assureurs, les cotisations ont atteint 18,8 milliards d’euros en juillet, un niveau supérieur au précédent record de juillet 2025. Depuis le début de l’année, la collecte nette ressort à +41,3 milliards d’euros, portée notamment par les supports en unités de compte.

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Pour les courtiers, agents et conseillers patrimoniaux, ce chiffre ne se résume pas à une bonne séquence commerciale. Il modifie les discussions sur l’allocation entre fonds en euros, unités de compte, horizon de placement, frais et niveau de risque accepté par l’épargnant.

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Ce qui change avec la collecte de juillet

Le mois de juillet confirme une appétence élevée pour l’épargne longue. France Assureurs indique que les cotisations mensuelles progressent de 1 % par rapport à juillet 2025, avec une hausse de 5 % sur les supports en unités de compte et une baisse de 2 % sur les supports en euros.

Depuis janvier, les cotisations atteignent 127,8 milliards d’euros, en progression de 9 % sur un an. La collecte nette cumulée s’établit à +41,3 milliards d’euros, dont +31,3 milliards sur les unités de compte et +10,0 milliards sur les supports en euros.

Pourquoi les courtiers doivent regarder au-delà du volume

Une collecte élevée peut masquer des situations très différentes selon les clients. Un versement sur assurance-vie n’a pas le même sens pour un épargnant prudent proche de la retraite, un chef d’entreprise qui prépare une transmission ou un ménage qui arbitre entre liquidité, rendement et fiscalité.

La dynamique des unités de compte impose aussi une vigilance renforcée sur l’adéquation du conseil. Les UC peuvent offrir un potentiel de performance plus élevé, mais elles ne garantissent pas le capital. Le devoir d’information reste central : profil de risque, horizon de placement, frais, diversification et compréhension des scénarios de baisse doivent être documentés.

Fonds en euros, UC, arbitrages : les points à vérifier

Le rôle du fonds en euros

Le fonds en euros conserve une fonction de stabilité dans de nombreux contrats. Même lorsque la collecte se déplace vers les UC, il reste utile pour les épargnants qui recherchent une part sécurisée, une liquidité relative et une moindre exposition aux marchés financiers.

La lisibilité des frais

Dans un contexte de collecte soutenue, la comparaison ne doit pas porter uniquement sur le rendement affiché. Les frais sur versement, frais de gestion, frais d’arbitrage et frais internes aux supports peuvent modifier fortement la performance nette du contrat.

La cohérence avec l’objectif client

Avant tout versement ou arbitrage, le professionnel doit vérifier si le contrat sert un objectif de précaution, de transmission, de retraite, de diversification patrimoniale ou de préparation d’un projet futur. C’est cette finalité qui doit guider la répartition entre supports.

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Ce que cette séquence dit du marché français

L’encours de l’assurance-vie atteint 2 174 milliards d’euros à fin juillet 2026, en hausse de 6,3 % sur un an selon France Assureurs. Le produit reste donc un pilier de l’épargne des ménages et du financement de l’économie, mais son équilibre évolue avec la montée des supports diversifiés.

Pour les distributeurs, l’enjeu des prochains mois sera de transformer ce regain de collecte en conseil durable : pédagogie sur le risque, suivi des arbitrages, transparence sur les frais et adaptation des contrats au profil réel de chaque client.

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Sources consultées